Les infrastructures et la reconstruction de la République Démocratique du Congo
Les amis de l’Agence Coréenne de Coopération Internationale, AMIKO, en appui de KOICA ont organisé une conférence-débat ce samedi 14 novembre 2009 dans la salle des Conférences de l’Institut du Bâtiment et des Travaux Publics sous le thème « Les infrastructures et la Reconstruction de la République Démocratique du Congo ».
C’est dans un souci de vulgarisation, d’information sur les infrastructures que le Vice Premier Ministre Chargé de la Reconstruction, Monsieur Emile Bongeli et le Professeur Wembi, chargé de cours à l’IBTP ont accepté d’animer cette conférence.
Ouverte par le mot de remerciement du Président de l’AMIKO, la conférence visait à répondre à trois questions essentielles : i) Quel est l’impact des infrastructures dans le bien être de la population ? ii) Quel est le rôle de l’Ingénieur dans la reconstruction ? Quel est l’apport de la reconstruction en bâtiment pour le renforcement des capacités en ressource humaine ?
En réponse à la première question, Monsieur Wembi, dans son intervention, a démontré que la République Démocratique du Congo est en face de plusieurs défis à relever. Il s’agit entre autres de la pauvreté sous ses diverses formes : la pauvreté dans les infrastructures routières, la pauvreté dans le développement humain,…
Pour relever ces défis, a dit l’orateur, il faudra, au niveau des individus et de l’Etat, mettre en place une stratégie permettant de lutter contre la pauvreté qui engendre l’émigration, le chômage, l’immobilisme, la corruption et la culture des pauvres (phénomènes Kuluna, cambiste et chegue …).
Pour le Professeur Wembi, il est temps de soutenir les infrastructures qui doivent modeler nos villes. Aussi, il a soutenu la thèse selon laquelle les infrastructures constituent non seulement un véritable outil de création de richesses, mais également un puissant moyen de mobilité de la population.
Pour le bien-être de la population congolaise, le Professeur Wembi a proposé la construction, au profit de la population congolaise, de 200.000 logements par an et pendant dix ans.
Quant au Vice-Premier Ministre chargé de la Reconstruction, Emile Bongeli, lors de son intervention, a défini le concept « Cinq Chantiers » : « il s’agit d’un programme élaboré à partir d’un état de lieu pour répondre à la vision du Chef de l’Etat, celle de faire de la République Démocratique du Congo un pays grand, fort et prospère ».
Pour pérenniser les cinq Chantiers et pour éviter les éléphants blancs, le Vice-Premier Ministre a interpellé la population congolaise, à travers les étudiants présents dans la salle, d’être responsable de la réalisation des grands travaux de construction qui sont visibles dans toutes les provinces du pays. De ce fait, les Cinq Chantiers, a dit le Vice-Premier Ministre, doivent être l’affaire de tout congolais, mais surtout doivent être un état d’esprit.
En ce qui concerne le rôle de l’Ingénieur, le Vice-Premier Ministre a montré comment ce dernier doit participer à la reconstruction du pays pendant cette période de grands travaux.
En tant que bâtisseur, l’ingénieur en bâtiment et en travaux publics est celui qui doit : i) transformer l’espace de vie ; ii) simplifier la vie des citoyens ; iii) améliorer la qualité de vie et les conditions de travail de la population.
« Quand la politique va, tout va » et quand le bâtiment va, tout va également ». C’est par ces mots que le Vice-Premier Ministre a conclu son exposé.
Après un jeu de questions et réponses, la conférence a été clôturée par les mots de remerciement lus, respectivement par le Président de l’AMICO et par Monsieur HA, Yoonbin, Représentant Résident du Bureau de KOICA en République Démocratique du Congo.
Didier SALAKIAKU













