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Microsoft veut aider les pays africains à rattraper leur retard en matière de TIC
Lors d’une conférence de presse organisée le 21 avril 2008, son Président Directeur Général, Steve Ballmer, a annoncé de nouveaux partenariats pour le développement socio-économique de l’Afrique.
Du fait de la fracture numérique, l’Afrique est encore à des années lumière en matière de progrès technologiques. La fracture numérique est la disparité d’accès aux technologies informatiques, notamment l’Internet. Elle se mesure traditionnellement selon 4 critères liés aux infrastructures. Il s’agit du pourcentage d’abonnés au téléphone fixe ou mobile, le pourcentage d’abonnés au téléphone mobile, le nombre relatif d’utilisateurs d’Internet et enfin le nombre d’ordonnateurs pour 100 personnes. Cet écart est fortement marqué d’une part entre les pays riches et les pays pauvres, d’autre part entre les zones urbaines denses et les zones rurales sur l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication, TIC.
Au 21ème siècle, un ordinateur et à fortiori une connexion Internet demeurent un luxe pour de nombreux africains. A titre d’exemple, les Etats-Unis représentent 5% de la population mondiale avec 45% des internautes mondiaux.
L’Afrique qui constitue plus de 13% de la population mondiale a cependant moins de 1% d’internautes. L’écart est incommensurable alors que l’évolution en matière de TIC est phénoménale. Il faut alors s’adapter rapidement ou disparaître. L’Afrique est donc face à un grand défi. Et Microsoft veut l’aider à mieux s’insérer dans la Société de l’Information. Pour cela, Microsoft entend promouvoir le dialogue entre gouvernements afin de dupliquer les meilleures pratiques dans les différents pays. Il entend aussi créer des logiciels et former des compétences technologiques adaptées aux besoins et réalités de l’Afrique.
Nous trouvons que les TIC peuvent jouer un rôle essentiel en matière d’e-gouvernement. Par conséquent, nous invitons le gouvernement de la République Démocratique du Congo à permettre à la population de participer au processus démocratique par ce biais.
Aujourd’hui, les TIC changent profondément la vie au quotidien des citoyens, le fonctionnement des entreprises et de l’Etat. Dans ce mouvement irréversible, la République Démocratique du Congo doit tout mettre en œuvre en prenant langue avec Microsoft pour s’approprier les TIC.
Didier SALAKIAKU